Comment respecter la chaîne du froid en faisant ses courses lors de la canicule ?
Sur le lieu de distribution des denrées alimentaires, le consommateur doit respecter un certain nombre de règles de bon sens : acheter les produits les plus sensibles aux fortes températures et les produits surgelés en fin d’achats ; utiliser des sacs isothermes ; et ranger de façon rationnelle les achats de façon à en faciliter le rangement en réfrigérateur ou en congélateur le plus rapidement possible au retour à domicile.
Y a-t-il des mesures à prendre dans la cuisine ?
Pour respecter la chaîne du froid lors des courses, il faut limiter au maximum le temps séparant l’achat de la conservation et/ou de la préparation des denrées alimentaires.
Il convient ensuite de respecter les trois zones de rangement des réfrigérateurs : la zone tempérée de 6 à 10°C (beurre, œufs, boissons, sauces industrielles, fromages à pâte cuite, fruits et légumes frais…) ; la zone fraîche de 4 à 6°C (produits laitiers non entamés, crèmes dessert, fromages frais, légumes et fruits cuits, pâtisseries…) ; le compartiment fraîcheur dont la température doit être inférieure à + 4°C (poissons, viandes, charcuterie, laitages entamés…). On veillera ) ne pas charger trop le réfrigérateur, à faire le tri des emballages inutiles et protecteurs, à éviter les ouvertures trop fréquentes et trop prolongées des réfrigérateurs. Le dégivrage sera pratiqué dès lors que la couche de glace se forme de façon inhabituellement rapide et une hygiène stricte sera maintenue par un nettoyage à l’eau savonneuse et un rinçage à base d’eau légèrement javellisée ou vinaigrée tous les 15 jours.
Certains aliments sont-ils plus à risque que d’autres ?
Certaines catégories d’aliments sont plus sensibles que d’autres à certains micro-organismes ou aux conditions ambiantes de conservation. Schématiquement, on peut identifier :
- des aliments hautement périssables tels que les viandes, les produits tripiers, les préparations à base de viande, les produits traiteurs frais, les charcuteries autres que celles à cuire ou séchées, certains produits laitiers tels que les laits pasteurisés, les fromages frais… Pour ces catégories, il y a rupture de la chaîne du froid si la température dépasse + 4°C
- des aliments périssables tels que le beurre, les matières grasses, les desserts lactés, les produits laitiers frais autres que les précédents et qui nécessitent une conservation à une température impérativement inférieure à + 8°C
Les aliments présentant donc des caractéristiques physico-chimiques favorables et/ou subissant des traitements sécurisants au regard du risque microbiologique (type cuisson, conserves, produits pasteurisés…) peuvent être recommandés.
Comment adapter son alimentation ?
Dans tous les cas, si le sujet mange peu ou moins que d’habitude, la diminution des apports alimentaires impose qu’il boive plus pour compenser l’eau contenue dans les aliments. De plus, l’élévation de la température corporelle doit s’accompagner d’une augmentation conjointe de l’hydratation : par exemple, le sujet doit consommer 0,5 litre d’eau supplémentaire par jour si sa température passe de 37 à 38 °C.
Que peut-on faire boire à des personnes âgées ?
Pour les personnes âgées, il est conseillé de boire au minimum l’équivalent de 8 verres par jour (soit 800 ml), l’idéal étant une consommation quotidienne de 13 à 14 verres, sous forme d’eaux moyennement minéralisées, par exemple des mélanges d’eau gazeuse et d’eau du robinet. Les personnes âgées appréciant peu les eaux «nature», on peut diversifier l’apport par du thé ou café frais, du sirop dilué dans de l’eau ou apporté sous forme de glaçons, des gaspachos ou soupes froides, des compotes de fruits, des sorbets, des jus de fruits, des fruits et légumes riches en eau comme la pastèque, le melon, les fraises, les pêches, les tomates, les courgettes et concombres ou des yaourts et du fromage blanc. Dans tous les cas, essayer de boire régulièrement avant la sensation de soif.
Faut-il boire froid ?
Il est déconseillé de boire ou de manger (très) «glacé» : la sensation de soif s’atténue plus vite en cas de consommation de boissons glacées.
Faut-il boire si l’on n’a pas soif ?
Oui, il faut boire régulièrement afin d’anticiper la sensation de soif. Il faut boire même si l’on a des problèmes d’incontinence urinaire. Il faut boire, plus encore si l’on mange peu ou moins que d’habitude, pour compenser la diminution des apports en eau d’origine alimentaire par une des liquides. Il faut boire plus si l’on a de la fièvre : par exemple, il est nécessaire de consommer 0,5 litre d’eau supplémentaire par jour si sa température passe de 37 à 38 °C.
Comment faire boire un enfant ?
- lui proposer à boire très fréquemment, au moins toutes les heures durant la journée, en lui donnant de l’eau fraîche, au biberon ou au verre selon son âge, sans attendre qu’il manifeste sa soif
- la nuit, lui proposer de l’eau fraîche à boire au moment des réveils
- lui donner des fruits frais (pastèque, melon, fraise, pêche) ou en compote, et des légumes verts (courgettes et concombres)
- lui proposer des yaourts ou du fromage blanc quand l’alimentation est diversifiée et que l’enfant n’a pas de contre-indication (type intolérance au lactose) l’empêchant de consommer des produit lactés.
Source : Direction générale de la Santé
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