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Bien choisir sa maison de retraite

Que ce soit pour soi ou pour un parent, choisir une maison de retraite est une démarche qu’il est primordial de bien préparer. En effet, selon la nature de l’établissement choisi – conventionné ou non – les aides financières auxquelles les personnes âgées peuvent prétendre ne sont pas les mêmes (voire inexistantes pour les structures commerciales).

 

Les questions à poser avant de choisir une maison de retraite

Le type d'établissement

  • S'agit-il d'un établissement public, privé à but non lucratif, privé à caractère commercial ?
  • L’établissement est-il habilité à l’aide sociale ?
  • Est-il conventionné au titre de l'aide personnalisée au logement (APL) ?

L'hébergement

  • Quelle est l’accessibilité de l’établissement ? Transports en commun, parking visiteurs…
  • Y a-t-il des commerces à proximité de l’établissement ?
  • Quels sont les modes de séjour possibles ? Peut-on y finir tranquillement ses jours ?

La dispoinibilité

  • Y a-t-il une liste d’attente et si oui combien comporte-t-elle de personnes ?
  • Y accueille-t-on les couples ?

Les tarifs

  • Quels sont les tarifs ?
  • Y a-t-il d’éventuelles majorations ? Si oui, lesquelles ?
  • Quelles sont les aides possibles si les ressources de la personne âgée ou de ses obligés alimentaires sont insuffisantes ?

Le degré de médicalisation et le type de résident accueilli

  • L’établissement accueille-t-il les personnes autonomes, semi dépendantes, dépendantes, ayant la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson ?
  • Quel est le degré de dépendance accepté ?
  • Est-il possible de rester dans cette résidence si l’état de dépendance s’aggrave ?
  • Quel est le nombre et le type de professionnels médicaux au sein de l’établissement ?
  • Y a-t-il un personnel médical de nuit ?

 

Les maisons de retraite peuvent être privés ou publiques

Dans le secteur privé, on trouve des établissements à but lucratif et des établissements associatifs ; dans le public, des établissements relevant du secteur sanitaire (hospitalier) ou de la territoriale (communes).

 

Les maisons de retraite conventionnées

Toutes les maisons de retraite accueillant des personnes dépendantes doivent signer une convention tripartite de 5 ans avec le président du conseil général et un représentant de l'État.

Après signature de la convention, les établissements accueillant des personnes âgées prennent la qualification d'établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Ils proposent dès lors à ses résidents un encadrement médical et des activités adaptées pour des séjours longs ou temporaires : médecins, infirmiers, aides soignants, auxiliaires de vie, kinésithérapeutes, orthophonistes, animateurs.

Une nouvelle évaluation de l'offre que propose l'établissement est faite tous les ans. Un résident entrant peu dépendant dans un Ehpad est sûr d'y rester, même si sa dépendance s'accentue. La convention tripartite est donc une assurance pour l'avenir.

La tarification est généralement divisée en trois différents tarifs pour les maisons de retraite conventionnées en dehors des suppléments.

Le tarif hébergement

Si la maison de retraite est conventionnée au titre de l'aide personnalisée au logement (APL), le résident peut obtenir l'APL pour couvrir partiellement ses frais. À défaut de conventionnement, l'allocation de logement peut être accordée. Il est en outre possible de demander l'aide sociale à l'hébergement si l'établissement est habilité à ce titre.

Le tarif dépendance

Cette dépense peut être en partie couverte par l'APA. Les personnes qui n'en bénéficient pas ont la possibilité de solliciter l'aide sociale à l'hébergement.

Le tarif soins

Pour l'essentiel, ils sont couverts par l'assurance maladie.

 

Les maisons de retraite non conventionnées

Les maisons de retraite non conventionnées qui œuvrent à titre commercial ne sont ni habilités à l'aide sociale, ni conventionnés APL. Elles ne peuvent donc pas soigner des personnes dépendantes ou qui le deviennent, ni recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale.

Elles fixent librement leur propre tarification sous la limite du maximum régi par la loi et un contrat doit être signé entre l’établissement et le résident avant l’intégration de ce dernier.

Dans ce cas-là, le contenu du contrat doit mentionner :

  • les prestations offertes,
  • le prix de chacune d'elles
  • et les conditions de facturation en cas d'absence ou d'hospitalisation.